« Intelligence self-service » : une réponse exhaustive et immédiate en quelques clics !

Comme une rivière qui se déchaine dans l’angle mort du rétroviseur, la science-fiction déborde de son lit et nous submerge. Les robots envahissent nos espaces vitaux. Des écrans renseignent notre curiosité en temps réel. Révolutionnaires, les nouveaux médias nous ensorcellent, bouleversent nos repères, réinventent des légendes pour affiner une culture mondiale homogène ! La formation électronique défie le temps et l’espace pour formater les terriens. La toile fascine, avec ses supports lumineux et colorés. L’écran fige l’attention et sature l’esprit, captif d’un plaisir dévorant. Chaque message est planté comme l’aiguille de l’acupuncteur, sur le bon méridien. L’image subliminale, le son hypnotique et le texte enjôleur sont dans la seringue. Une pression du doigt, et le message imprègne l’assemblée de neurones ciblée, comme un fluide intracorporel. Politiciens, professeurs, cyber pirates et commerçants l’ont compris. Ces nouveaux accès à l’intelligence induisent des comportements collectifs à l’insu des consciences. Depuis l’avènement du WEB, l’enseignant subit la concurrence d’une information subversive avec laquelle il compose. Les réseaux sociaux mélangent coups de gueule, délires romantiques et expressions de la raison pure. Savants et bonimenteurs se partagent la toile sans distinction. Toutes les formations visent à rendre l’homme performant dans son environnement et le nouveau contexte est digital. Donner cours devient aussi immuniser le surfeur contre les émotions racoleuses. Qu’au moins, il choisisse celles qui lui font plaisir en connaissance de causes. On ne peut lutter contre la contamination intellectuelle qu’avec des connaissances confirmées. Le libre arbitre réclame un sens critique enrichi ! Le risque d’opposer des évidences empiriques à des convictions polluées est difficile à juguler. Nietzsche, dans un passage du gai savoir, nous a prévenus, « Ce qui est bien dit est cru ! ». Il convient de cuirasser ses remparts intellectuels pour réduire le risque d’aliénation. Un mauvais renseignement induit un jugement erroné. Il est difficile d’extraire les gens de leurs croyances toxiques. Inscrire l’informatique parmi les perturbateurs endocriniens n’est pas une hérésie.

« On ne sort de l’ambiguïté qu’à ses dépens » Cardinal de Retz

« Pour notre sécurité », ces technologies ont aussi le pouvoir d’enregistrer nos vies privées. Filmé par des caméras cachées, traqué par les cartes bancaires, localisés par les portables, l’individu est désormais privé de ses intimes clandestinités. L’autorité est renseignée de sa moindre incartade, (de sa sensibilité politique peut être même). De leur côté, Crick et Watson ont décodé le génome, véritable signature biologique qui dénonce tout égarement. A peine plus tard, les neurosciences identifiaient le cheminement de chaque émotion vers son assemblée neuronale et les crispations musculaires qui en découlent. On ne ment plus devant un policier mentaliste. Bandler et Gringer, auteurs de la PNL, ont étayé une grille de lecture pour décoder les relations entre la posture, le geste, les mouvements oculaires et la parole. Le discours ambigu est dénoncé par ses incongruences, visibles à l’œil nu. L’éducation se doit d’intégrer ces nouvelles réalités.

« L’évolution est une révolution qui n’en a pas l’air. » Bergson

Au dernier forum économique de Davos, son président, Jean Schwabe, déclara que les seize pays les plus industrialisés du monde allaient perdre sept millions cinq cent mille emplois dans les cinq prochaines années, tandis que les nouvelles technologies en créeraient deux millions. Un delta qui promet avant tout une croissance du nombre de sans-emploi. Face à cet inévitable futur sans travail, Benoit Hamon proposa de remplacer l’indemnité de chômage par un salaire universel, de quoi nouer les deux bouts entre les périodes d’activités salariées et les études de remise à niveau intermédiaires. Pôle emploi nourrit tout de même 54 000 fonctionnaires, sans parler des centaines de sous-traitants et fournisseurs accrochés aux mamelles de la crise et qui constituent un lobby qui s’oppose au progrès. Pour éviter une épidémie de délinquance, il serait bon de prévoir une rémunération, une activité et un statut, valorisants pour tout le monde.

« Ne retenez du passé que ce qui vous fait plaisir » Jane Austen

Rien n’a autant changé que la vie des hommes en un siècle. Ces nouvelles technologies ont broyé nos paradigmes. Elles nous remplacent dans les ateliers et au bureau. Plus besoin de nous pour transformer ni vendre les marchandises ! Après avoir anéanti le prolétariat, le progrès menace la classe moyenne. Le produit intérieur brut grimpe de 1,9 % avec un chômage en progression de 2%. Le rebut humain est abandonné au milieu du gué, tandis que de plantureux dividendes croupissent sur des comptes offshores, dans des paradis fiscaux où le comité d’entreprise n’est jamais invité. Le WEB, c’est aussi un véritable tsunami qui filtre le voile de discrétion qui dissimule ces iles dorées. La transparence s’impose. La fuite des capitaux est rattrapée par la fuite des renseignements. On ne monte plus au mât de cocagne avec des trous à la culotte. Les étiquettes ne bafouent plus la vérité. Le mensonge est en voie de disparition. Fini les hâbleurs et les donneurs de leçon qui « protègent » le peuple ignorant derrière leurs boucliers intellectuels. « SAFARI », « Yahoo », ou « Google » rétablissent les vérités parodiées par les frimeurs. Les Tartarin en ganaches bottées tombent le masque. La marée descend si vite qu’on repère ceux qui nageaient sans maillot !  Un regard neuf sur l’histoire des hommes relativise désormais le concept du bon et du mauvais.

« La plus noble des performances de l’esprit, c’est de rendre les esprits performants » Goethe

L’éducation nationale et les organismes de formation se heurtent de plein fouet à la nouvelle offensive des GAFA. (Google, Amazon, Facebook Apple) : YouTube, e-learning, MOOCs, ou Wikipédia offrent des réponses immédiates et exhaustives aux interrogations des apprenants, tandis que l’école traditionnelle leur impose des réponses aux questions qu’ils ne se posent pas. Jouer de l’instrument avant d’apprendre le solfège stimule la motivation. Le grand art consiste à suggérer le plaisir d’apprendre avant de dicter les fondamentaux.

« Ce n’est pas en améliorant la bougie qu’on a inventé l’électricité » Niels Bohr

Après une génération X définie par William Strauss et Neil Howe comme fataliste et blasée face aux incertitudes de l’avenir, on a connu la génération Y des « digital natives » ou de la « net generation », supra connectée, et voici dans nos salles de cours la génération Z des 10 « C » pour : communication, collaboration, connexion, créativité, connivence, convivialité, considération, cohérence, connaissance, compétence. Il faudra s’accrocher pour leur tenir la dragée haute ! Le nouvel élève menace d’opposer des contrevérités dérangeantes au cacique omniscient, parfois corrompu par sa propre expérience. Les gens n’entrent plus dans une branche du savoir avec la dévotion de l’oie blanche, qui entrait à la fac comme on entrait en religion. Ils connaissent la première lettre et réclame la seconde. Si l’on veut éviter que l’auto formation digitale ne détrône l’éducation nationale, il faudra user d’une pédagogie plus proche du leadership situationnel que des figures imposées par les programmes officiels. Le risque d’égarement sur ces chemins de traverse doit être contenu par des effets de rhétorique et le charisme de l’enseignant. L’appétence pour l’une ou l’autre matière se gagne avec un discours plus théâtral, qui met en scène des situations proches des cadres d’application de la vraie vie. On convainc avec la gestion de la preuve, on ne persuade qu’en prenant appui sur des cordes sensibles. Eveiller l’intérêt d’un groupe relève de la capacité de l’animateur à instaurer une véritable conscience collective. Comme un chef d’orchestre, il extrait le meilleur de chaque instrument. Le prof apprécié rassemble les cerveaux dans sa sphère d’influence et imprime ses préceptes dans une mémoire collective. L’intelligence émotionnelle autorise cette ingérence dans les états intérieurs des individus d’un groupe. Avec une confiance en soi illimitée, une gestuelle avenante, un ton de voix juste et dominant, un sourire permanent pour preuve du plaisir qu’il prend à offrir son savoir et un immense respect de ses élèves, le formateur des temps modernes est un séducteur, conscient des effets qu’il produit sur les flux endocriniens de son public. Avec sa voix, ses mimiques et sa gestuelle, il réussit une subtile alchimie des manomètres hormonaux pour rendre accueillant le terreau du semis.

« Etre libre, c’est l’art de s’organiser soi-même avant que les autres ne s’en chargent ! » Georges Clemenceau

Ces outils d’éducation plus ludiques se distinguent des méthodes traditionnelles par le recours aux stimulants numériques qui induisent l’envie d’en savoir toujours plus. Les professeurs virtuels associent l’apprentissage au plaisir de découvrir. L’intégration des préceptes se fait en marge du jeu, de sorte qu’il ne soit plus nécessaire de souffrir pour s’approprier les algorithmes de l’érudition. En survalorisant chaque participant d’un groupe, on aligne la performance sur la meilleure. Ces pratiques innovantes, plus proches de l’hypnose que de la torture mentale, favorisent une maitrise inconsciente des matières compliquées. De récentes expériences attestent que la compréhension et la mémorisation sont plus efficaces en sollicitant des ressources cérébrales sous exploitées. Par exemple, la technique de lecture rapide de Tony Buzan s’appuie sur une représentation heuristique du texte. Le cerveau hiérarchise ses perceptions sur une carte mentale dédiée. L’organisation des connexions sémantiques constitue ainsi une meilleure matrice de mémorisation. L’expérience démontre une disposition commune à enregistrer l’information en la photographiant avec des fonctions cérébrales jusqu’ici inexploitées. Pareil au niveau auditif, on installe des « logiciels » de traduction sur des assemblées de neurones de sorte que, pendant le sommeil de l’apprenant, il enregistre et se surprend au réveil, de connaître une nouvelle langue. Il se trouve quelques chercheurs qui envisagent la pensée comme une onde, susceptible de se particulariser de manière aléatoire lors d’un bond quantique. Et si l’intelligence n’était que le langage saisi par l’esprit dans la chair d’un être humain. Il reste des mondes à découvrir dans l’univers passionnant de l’évolution.

« Les choses ne nous font pas peur parce qu’elles sont difficiles, elles sont difficiles parce qu’elles nous font peur ! » Sénèque

Les nouvelles technologies évoluent plus vite que les mentalités. Il est essentiel de les intégrer dans les programmes de formation avant que le père Noel ne les offre au pied du sapin. Le prof doit demeurer « up to date » pour accompagner ses élèves la tête haute. Les ressources du matériel informatique devraient être maitrisées par le pédagogue avant les étudiants. Pour conserver une longueur d’avance, il doit aussi l’emporter sur le terrain du plaisir d’apprendre, écho naturel du plaisir d’enseigner. Ainsi le professeur doit-il devenir un leader charismatique, susceptible d’emprunter les chemins de l’inconscient pour suggérer son programme. Il a consacré tant d’années à devenir chimiste, historien, physicien, économiste, mathématicien ou littéraire ! En quelques jours de training intensif, il maitrisera les techniques comportementales simples que les entreprises du secteur privé offrent déjà à leur personnel d’encadrement.

« Si les gens ne sont pas valorisés, ils ne deviendront jamais ce qu’ils sont capables de devenir. » Gaston Bachelard

Le changement ne s’impose pas ! Il évolue par phases éclosives, d’une position de base vers un objectif partagé, comme un projet d’entreprise. C’est le cheminement critique du développement personnel, ou le « Path goal theory ». Un parcours jalonné d’étapes essentielles. On accompagne les apprenants vers leur avenir avec bienveillance et empathie. Former, ce n’est pas corriger les erreurs du passé, mais générer une force intérieure pour relever les défis du futur. Arracher le souvenir serait blesser la mémoire ! Insulter l’expérience d’autrui, c’est mépriser son identité professionnelle. Mieux vaut le sensibiliser aux nouvelles opportunités pour légitimer le changement.

« La pédagogie ne doit pas être comprise, elle est là pour faire comprendre »

Hors de question de jeter l’apport des anciens comme le bébé avec l’eau du bain. L’effet « Pygmalion » définit le besoin d’un individu à imiter ses modèles, parce qu’ils le rassurent. Saint Bernard de Clairvaux déclara croire en Dieu parce que des millions de personnes autour de lui croyaient en Dieu. La pensée agit comme un ajusteur de conscience, petite voix de l’intérieur qui impose les sacrosaints équilibres de l’homéostasie. Changer, c’est difficile mais possible. On ne peut pas ignorer la force de l’inertie dans le management du changement. Le brassage de cultures que la mondialisation offre élargit le champ d’investigation. Voyons ce que les arcanes de l’éducation apportent aux uns et aux autres. L’autorité de l’enseignant donne envie de comprendre ce qu’il se passe au-delà des horizons. Il se dit dans certaines contrées africaines qu’un adulte assis voit plus loin d’un enfant debout. Confucius prétendait que si la nature nous faisait frères, l’éducation nous rendait étrangers. En 1860, Ernst Weber et Gustav Fechner établirent le rapport entre les émotions et le souvenir. A travers sa courbe de l’oubli, Hermann Ebbinghaus recommanda la redondance pour un meilleur ancrage des préceptes. Le Docteur musulman Maria Montessori prétend que la main est le meilleur professeur de l’enfant et propose un jeu d’association (Alifabox). Gravées sur des cubes en bois, les lettres arabes du jeu enseignent les idéogrammes en même temps que les phonogrammes. Les bouddhistes considèrent que les humains sont des animaux défavorisés, puisqu’ils tardent à vivre de manière autonome. Leur initiation se déroule en trois temps, dénommés « l’octuple sentier ». Leur approche vise en premier lieu l’accession à la maturité émotionnelle, puis au désir d’apprendre et enfin au métier qui permettra de remplir un rôle social. L’hypnose Ericksonienne permet d’imprimer des informations dans le cerveau à l’insu de l’intellect. Des comportements nouveaux émergent plus facilement de l’intégration subliminale d’une conception. Même le sens civique imprègne l’esprit comme l’eau dans une éponge. L’ethnologue Françoise Héritier affirme que la seule manière de sortir de la violence consiste à prendre conscience des mécanismes de répulsion, d’exclusion, de haine ou encore de mépris, afin de les réduire à néant grâce à une éducation relayée par tout le monde. Martin Luther King a dit que nous serons unis comme des frères ou bien nous mourrons tous comme des idiots. Sun Tsu dans l’art de la guerre dit que la plus belle victoire d’un militaire est de ne pas faire la guerre. « Quand le sage montre la lune, les imbéciles regardent son doigt ! » Quand Dieu demande de ne pas se nourrir du sang d’autrui, certains se privent de boudin !

Apprendre par le Net : un modèle parfait d’intelligence collaborative

Force est de constater que toutes ces méthodes d’apprentissage sont miscibles entre elles. Ce qui nous rassemble est tellement plus important que ce qui nous divise. Chacune enrichit la culture de l’autre et contribue à la paix. Auteur visionnaire, Daniel Beresniak recommande dans son ouvrage « La parole perdue et l’art royal » de rassembler ce qui est épars.

« Si l’on compare le NET au jardin d’Academos, on verrait les péripatéticiens de Platon rechercher sur la toile et dans l’intelligence des autres les réponses à leurs interrogations ». 

La maïeutique consiste à faire émerger la vérité de l’expérience individuelle des membres d’un groupe. Cette approche fédératrice est optimisée dans le co-développement de Champagne et Payette. J’espère, avec ces quelques lignes, avoir stimuler l’envie de partager votre savoir, la connaissance et l’amour sont les seuls biens qui gagnent à être partagés.

Armand Mabille – Consultant-Formateur en « Relation Clientèle »

IXOS

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Il arrive que tout le monde souscrive à une idée qui n’arrange personne, pour préserver la qualité des relations ou ne pas perdre son crédit aux yeux des autres. Cette pratique courante de la communication stratégique, ou politique, ralentit le rythme des innovations et peut faire échouer des projets porteurs d’avantage concurrentiels. Billie B Harvey décrit l’art des décisions paradoxales comme une manière d’établir des choix absurdes ensemble, au motif de ne pas rompre l’harmonie du groupe. Tandis que chacun s’est fait une idée objective du problème à résoudre, la décision prise en commun est filtrée au conformisme et à la crainte de déplaire.

Cette pratique s’est répandue à l’époque où la demande plaçait le client dans une humble posture de quémandeur et que le développement était porté par la vague. La saturation des marchés, l’exhaustivité de l’information immédiate sur le net, la logique froide du numérique et l’ouverture des frontières plongent nos entreprises dans le jeu sauvage de la concurrence. Ce constat du passé porte en germe la profession de foi de l’avenir, Les pilotes du changement vont perdre les privilèges de leurs fonctions cognitives traditionnelles au privilège de nouvelles capacités d’analyse, de créativité, d’abstraction et de raisonnement. Les canons du savoir sont clairement voués aux gémonies. La capacité à rassembler les compétences éparses de l’entreprise est la clé de voûte du succès. Les plus grands champions de la F1 attribuent leurs victoires à la coordination de leurs écuries.

Pour faire de sa pierre brute un chef d’œuvre, le maçon commence par la débarrasser de ses scories. Balayons devant notre porte. Qu’est-ce qui nous empêche de conjuguer nos talents dans une véritable intelligence collaborative ? Jetons une lumière crue sur le miroir et mesurons les arcanes de l’échec. Tout ramène à un incroyable surdimensionnement de l’ego. Une étude publiée en 1984 par l’université de Miami fait état de 5 états d’esprit toxique pour le partage des points de vue :

1. Le rebelle qui ne supporte pas qu’on lui dise ce qu’il doit faire.
2. L’impulsif qui veut agir ici, maintenant et tout de suite.
3. L’invulnérable qui sait que tout cela ne peut pas arriver chez nous.
4. Le résigné qui a l’habitude des grands projets qui n’aboutissent jamais.
5. Le macho qui ne valorise que les idées qui viennent de lui.

Si l’on accepte de ne pas jeter le bébé avec l’eau de son bain, on relira un truculent passage de l’ancien testament, bible des monothéistes, selon lequel la nature divine de chacun est compromise par 7 péchés capitaux. Revisitons l’influence de ces démons qui nous enferment dans un ego diabolique et nous privent des lumières d’autrui :

• Asmodée, l’orgueil, qui nous donne le sentiment de faire exception
• Belphégor, la paresse, qui nous empêche de rester debout face à la vague.
• Belzébuth, la jalousie qui nous fâche lorsqu’un autre dérobe le succès.
• Azazel, la colère, qui nous rend furieux quand nos projets ne se réalisent pas.
• Aborym, la luxure, qui détourne nos objectifs par la faiblesse de nos instincts.
• Behemoth, la ruse, qui choisit les bénéfices escomptables de la supercherie.
• Astaroth, l’avarice, qui place les veaux d’or en tête de nos motivations.

L’intelligence collaborative vise la solution envisagée sous le plus grand nombre d’angles de vision et il nous manque toujours une parcelle d’intelligence détenue par un collègue. La méthode analogique complète l’approche déductive pour nous épargner les erreurs de routine. Ensemble, on associe mieux le raisonnement logique à la construction intuitive. La préparation, le choix des expertises et la confiance constituent les ingrédients de la réussite d’un projet collectif. L’activité du groupe de réflexion part d’une bonne compréhension et de la recherche de toutes les options possibles. Seul un dossier bien instruit permet l’analyse exhaustive d’une situation pour proposer une intervention judicieuse, pour optimiser un processus ou une réponse à un besoin.

Largement inspirés des méthodes de co-développement de Champagne et Paillette, de la boîte à outils de la réflexion et des chapeaux de couleurs d’Edward de Bono, des techniques de créativité d’Oshborn, des outils de la pensée transversale, du « brown paper » de Metra Proudfoot et du métaplan, les « teamtools » d’ixos-formation permettent de produire et de confronter des idées dans l’efficience du conflit utile, un mode de communication assertif, dénué des pièges habituels, des jeux psychologiques et des stratégies improductives ou dysfonctionnelles dictées par nos diables intérieurs.

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Avec des meneurs charismatiques, le bon exemple qui vient d’en haut est contagieux ! Donner envie d’oser, motiver les individus, permettre aux autres de s’approprier la maitrise d’un art, cela ne relève pas d’une quelconque compétence académique. Réussir un transfert de comportement est une question de charisme. Les neuroscientifiques confirment les self-made-leaders dans leurs performances. Pêchus et enthousiastes, ils rayonnent et fascinent leurs proches. C’est confirmé, émetteurs et récepteurs de stimulations échangent grâce à une fonction aujourd’hui démontrée. Les neurones miroirs constituent bel et bien le centre névralgique de la cognition sociale. C’est en imitant une idole qu’on évolue. Pour dépasser le maitre, il faut faire comme lui.

Outre les comportements innés, comme la nage des canards, transmis par legs biologique, l’apprentissage retranscrit dans des assemblées de neurones dédiées les attitudes que nous apprécions chez nos modèles, sportifs, sociaux ou professionnels. Elles circulent sous forme de paquets d’informations (quanta) sur le système nerveux (circuits électriques) vers le cerveau. L’organe noble réagit en libérant des flux de médiateurs biochimiques. Mesmer en 1780 avait cherché à comprendre les phénomènes télépathiques qu’il avait observés en imaginant un substrat éthéré reliant tout ce qui vit, le magnétisme animal. Il n’était pas loin d’une réalité désormais établie. Jung dénommait «synesthésiques » certains esprits capables de communiquer en dehors de la prison des mots. Une sorte d’inconscient collectif, composé d’archétypes et de partage spirituel parraissait accessible par l’activation de la glande pinéale. Aujourd’hui, la preuve est faite de l’existence d’un système empathique. Nos cerveaux se parlent et synchronisent nos activités, comme des chefs d’orchestres. Les neurones miroirs nous invitent à imiter ce que nos sens apprécient et à ressentir ce qu’éprouvent les autres.

Elles ont été découvertes par l’équipe du Docteur Rizzolatti, Directeur du département neurosciences de la faculté de médecine à Parme. La synchronisation mimétique fut mesurée dans le cortex pré-moteur ventral et dans la partie rostrale du lobule pariétal inférieur d’un singe macaque rhésus. L’animal partageait le plaisir gustatif des savants affairés à l’examen de son cerveau, tandis qu’ils mangeaient une part de pizza. Le même phénomène fut observé chez un oiseau qui tentait d’interpréter le chant d’un congénère. L’imagerie cérébrale permit de mesurer une activation neuronale similaire autour de l’aire de Broca chez des humains qui prenaient du plaisir à travailler ensemble.

Une sorte de contagion émotionnelle, parfois difficile à juguler, s’instaure entre les personnes qui échangent. Boris Cyrulnik n’hésite pas à parler de désir mimétique sous l’emprise de la séduction. Il soupçonne les insensibles de manquer de neurones miroirs, comme ce laboureur polonais qui cultivait un champ adjacent au tristement célèbre camp d’Auschwitz, sans aucune compassion pour la souffrance des prisonniers.

René Girard élargit le champs des applications et évoque la théorie des neurones miroirs pour expliquer les diverses formes de l’aliénation : sensibilité à l’argumentation, hypnose, management fédérateur, envoutement. La puissance suggestive d’un désir peut faire disparaître le « moi » auquel se substitue l’être charismatique qui impose ses émotions. Un vendeur habile peut expulser un client de ses propres choix et lui imposer le sien. Il réalise le transfert de l’image magnifiée qu’il s’est faite d’un produit vers l’esprit d’un tiers. Un bon Manager valorise les activités professionnelles de ses collaborateurs en utilisant les bons inducteurs psychologiques. On sait maintenant ce qui motive !

Portées par un discours passionnel, les émotions qui circulent entre les individus s’harmonisent grâce à l’intervention de ces neurones de l’empathie, comme se plait à les appeler le Professeur Vilayamur Ramachandran, une éminence reconnue dans le monde des neuropsychiatres. Ce qui est bien dit est cru disait Nietzsche dans « Le gai savoir »

C’est une avancée importante dans la connaissance du cerveau qui nous oblige à revisiter certains paradigmes de la pédagogie. Tout apprentissage est une initiation à un rituel assimilé par les émotions (Fechner) et la redondance (Ebbinghaus).

Ces théories révolutionnaires, dont les effets sont aujourd’hui incontestables, bousculent quelques certitudes quant aux vertus pédagogiques de certains experts autodidactes, blanchis sous le harnais. Mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain, nombre de pratiques réclament des connaissances techniques qui s’acquièrent par le courage d’étudier et la détermination à réussir. Coaches, leaders et managers, retenez de cet encart que la co activation des neurones miroirs favorise l’ancrage. Pour atteindre vos objectifs il faut d’abord apprendre à vos collaborateurs à aimer leur entreprise, leurs produits, leurs outils de travail et leurs clients. C’est une affaire de neurones miroirs !

Armand MABILLE 
Comportementaliste certifié Griffith USA
Consultant formateur chez IXOS Formation

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Chaque année, le comité d’entreprise est consulté sur la formation professionnelle. Un décret vient préciser certaines modalités de cette consultation, notamment en matière de calendrier et de documents qui doivent lui être transmis.
Afin de tirer les conséquences de la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale, le décret du 12 septembre 2014 tire les conséquences en ce qui concerne notamment la liste des documents à transmettre au comité d’entreprise :

  • depuis le 15 septembre, la déclaration par l’employeur à l’autorité administrative de sa participation au développement de la formation professionnelle continue (qui devait être transmise au CE) est remplacée par la transmission des informations relatives aux modalités d’accès à la formation professionnelle de ses salariés ;
  • à compter du 1er janvier 2015, l’expression « droit individuel à la formation » sera remplacée par celle du « compte personnel de formation » puisque le second remplace le premier à compter de cette date-là. En outre, l’employeur devra transmettre au CE : le nombre des salariés bénéficiaires de l’abondement du compte personnel de formation en heures de formation (lorsqu’ils n’ont pas bénéficié des entretiens professionnels ou des actions de formation nécessaires), ainsi que le nombre de salariés bénéficiaires de l’entretien professionnel biennal.

Il précise en outre, les modalités selon lesquelles les entreprises peuvent organiser en interne le calendrier de consultation du comité d’entreprise en matière de formation professionnelle. En effet, pour se mettre en conformité avec l’article L2323-34 du Code du travail, le décret dispose que sauf si un accord d’entreprise en dispose autrement, les deux réunions de consultation du CE doivent intervenir respectivement avant le 1er octobre et avant le 31 décembre de l’année en cours.

Par conséquent, c’est le calendrier déterminé par la négociation collective qui doit être suivi. Ce n’est qu’à défaut d’accord que le calendrier légal s’impose.

« Info-plus » Le planning de consultation 2014

A moins qu’un accord d’entreprise ne fixe les dates dans lesquelles doivent se tenir les 2 réunions de consultation du CE, cette année, le calendrier à observer est le suivant :

  • mardi 9 septembre 2014, au plus tard : communication des documents d’information relatifs à la première réunion ;
  • mardi 30 septembre 2014, dernier délai : tenue de la première réunion ;
  • mardi 9 décembre au plus tard : remise des documents d’information relatifs à la seconde réunion ;
  • avant le jeudi 1er janvier 2015 : tenue de la seconde réunion.

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